Histoire de la plongée.

Travaillant depuis quelques années sur un système à circuit ouvert, Yves Le Prieur brevète en 1933 un semblant de scaphandre bien mal confectionné, un scaphandre qui n'a pas de régulateur à la demande et dont le débit de la bouteille doit être réglé à la main.

Grâce à ses démonstrations en piscine, Le Prieur provoque un véritable engouement pour le monde sous-marin. Son système est même adopté par la marine et par les pompiers de Paris.

Le détendeur à la demande est oublié au profit du débit continu.

La technologie fait alors

un grand pas en arrière.

En 1938 apparaît le DM40 de la société Draeger. C'est un recycleur (rebreather) que les plongeurs portent dans le dos.

Il est basé sur les mêmes principes que l'actuel Dolphin ou Ray de cette compagnie.

Dans le dos, on trouve une bouteille d'oxygène pur et une d'air comprimé pour faire un mélange calculé d'un bon NITROX !

Deux tuyaux à l'arrière du casque permettent de former un circuit d'air neuf et d'air à régénérer.

 
Dans les années qui suivent, Jacques-Yves Cousteau rencontre à Paris Emile Gagnan de la société Air Liquide spécialisé dans les gaz industriels.

Celui-ci vient de miniaturiser un détendeur permettant d'alimenter les moteurs de camion en gaz de ville pour pallier la pénurie d'essence imposée par les Allemands.

À la demande de Cousteau, il adapte son invention à une bouteille d'air. Le détendeur moderne venait d'être créé avec l' "Aqualung" de Cousteau-Gagnan.

Après la guerre, la société se tourne vers les loisirs et Jacques-Yves Cousteau comprend qu'il y a un véritable marché naissant dans la plongée.

Il dépose un brevet et à l'aide de la télévision, il propage dans le monde entier son invention et son nom.

Commercialisée en 1946, cette invention connaît rapidement un grand succès et permet à des milliers de personnes d'avoir enfin un accès au monde sous-marin.

 

                                                                                                       
Les scaphandriers alimentés de la surface vont connaître leurs heures de gloire dans les années 1940 à 1950 avec la période du grand renflouement d'après guerre.     
par des scaphandriers autonomes.
Rapidement l'attrait de la profondeur commence à obséder plusieurs plongeurs.En 1947, un homme descend à une profondeur record de 307 pieds dans la mer méditérannée avec l'Aqualung de Cousteau.
En 1959, le YMCA devient le premier organisme national à donner des cours de plongée sous-marine. L'association NAUI se crée l'année suivante, puis PADI en 1966.
En 1968, deux hommes descendent à 437 pieds en respirant de l'air sous pression.
On estime aujourd'hui que plus de 500 000 personnes se font certifier chaque année en Amérique du Nord.
La technologie sous-marine avance rapidement et un nombre croissant de plongeurs sportifs utilisent aujourd'hui de l'équipement qui était réservé, il n'y a pas si longtemps, aux plongeurs commerciaux incluant les mélanges d'air avec le Nitrox et le Trimix, les systèmes de communications, les systèmes de propulsions, etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La FFESSM, une Grande Histoire

Créée en 1948 à Marseille, membre fondateur de la CMAS en 1959, la FFESSM est l'une des plus anciennes fédérations au monde.
En 1948, la plongée de loisir avec scaphandre n’existe pas ou bien peu. Jean-Flavien Borelli, le père de la FFESSM, propose de regrouper les sept clubs de chasseurs sous-marins existant sous la bannière de la Fédération des sociétés de pêche à la nage et d’études sous-marines. En parallèle, les travaux du Groupe de recherches sous-marines, sous la houlette de Philippe Tailliez, Jean-Yves Cousteau et Frédéric Dumas, les trois Mousquemers, font progresser la plongée avec scaphandre à grands pas. Le développement et la diffusion du détendeur Mistral y participent largement de même que la mise au point de tables de décompression fiables.

 

En 1951, Cousteau prend possession de Calypso puis, l’année suivante, crée l’Office français de la recherche scientifique, le pendant civil du GERS. Il devient le président de la commission technique de la fédération. En 1955, après plusieurs changements de nom, la fédération devient la Fédération française d’études et de sports sous-marins, nom qu’elle conservera jusqu’à nos jours. Cousteau s’en éloigne pour se consacrer au cinéma. En 1956, en collaboration de Louis malle, il obtient la palme d’or au Festival de Cannes avec « Le Monde du silence ». Le professeur Chouteau remplace Cousteau à la présidence de la commission technique avant de céder la place au Commandant Philippe Tailliez. Le futur Captain Planet devient président d’honneur de la FFESSM. Les premiers examens de moniteur de plongée sont organisés. On maîtrise de mieux en mieux la technique, les connaissances physiologiques progressent rapidement.

Les années soixante sont celles du développement et de l’amélioration du matériel. La plongée est internationale. En 1959, une confédération mondiale, la CMAS naît à Monaco, sous la première présidence de Cousteau. La FFESSM grandit, s’installe dans ses locaux du 24 quai de Rive-Neuve à Marseille, le Mistral devient Royal… Des opérations de plongée profonde sont organisées partout dans le monde. L’OFRS et Cousteau lancent le programme Précontinent des maisons sous la mer. Il en naîtra un film resté fameux : « Le Monde sans soleil », tourné au Soudan.

Les années soixante-dix sont celles de la maturité. La FFESSM est désormais parfaitement structurée. Elle compte des conseillers techniques régionaux ainsi que des bases fédérales dont celle, historique de Niolon, sur la Côte Bleue méditerranéenne. Le matériel s’améliore, les détendeurs prennent leur forme actuelle, à deux étages. Il faudra attendre la décennie suivante pour que la plongée négocie le virage de l’électronique avec l’apparition des premiers ordinateurs individuels de décompression et celui, tout aussi important, du gilet stabilisateur enveloppant qui remplace la bouée collerette inconfortable.

Le passage à la décennie suivante est notable. En 1987, la FFESSM compte environ 100 000 licenciés. Luc Besson tourne « Le Grand bleu », l’histoire romancée du duel entre les apnéistes Jacques Mayol et Enzo Maïorca. Le succès du film est phénoménal. En quelques mois, le nombre de licenciés fédéraux atteint 150 000. L’apnée devient une discipline de plus en plus pratiquée. 30 ans plus tard, elle est en lice pour devenir discipline olympique… La plongée, elle, est désormais une activité de loisir autant que de découverte et de connaissance. Sa pratique mondialisée, s’inscrit de plus en plus dans une démarche de science participative et de développement durable. À travers ses commissions et ses sites comme DORIS ou BioObs, la FFESSM s’inscrit pleinement dans cette évolution.


Les Présidents de la FFESSM

 

Jean-Louis BLANCHARD
depuis 2009
Roland BLANC
(2001-2008)
Francis IMBERT
(1993-2001)
Bernard DARGAUD
(1980-1993)
Pierre PERRAUD
(1977-1980)
Henri DUCOMMUN
(1969-1972)
Jacques DUMAS
1965-1968 et 1972-1977
Elie FERRAT
1956-1965
Jean Flavien BORELLI
1948-1956